Au fil de la conversation avec ma cliente, je me suis surprise à penser à mes vieilles amitiés, et cela m’a semblé être une façon parfaite de décrire un trouble alimentaire. La plupart d’entre nous ont connu ce genre d’amitié au cours de notre vie, nous pouvons donc nous y identifier. Pas une amitié superficielle, mais celle qui s’intègre profondément dans le tissu de votre vie. Un.e ami.e avec qui vous passiez chaque jour au secondaire. Celle/Celui qui savait tout de vous. Celle/Celui que vous appelez quand vous aviez le cœur brisé, quand vous receviez une bonne nouvelle, quand vous ne saviez pas quoi un vendredi soir. Le genre d’ami.e qui était là pendant certaines des années les plus formatrices de votre vie. Cette personne était votre « amie pour la vie » et être à ses côtés vous procurait souvent un sentiment de confiance et de sérénité que vous n’aviez pas sans elle.
Et souvent, ces amitiés prennent fin avec le temps. Quand on repense à ces amitiés des années plus tard, on s’en souvient souvent avec un mélange d’émotions. Il y avait certainement de la joie, mais probablement aussi de la souffrance, et peut-être que certains aspects de cette amitié n’étaient pas sains. Peut-être y avait-il des aspects qui nous ont aidés à traverser des périodes de notre vie qui semblaient insurmontables. Peu importe comment cette amitié s’est terminée ou a évolué, elle comptait et elle était réelle.
Et je pense que c’est quelque chose que l’on oublie souvent quand on parle des troubles alimentaires.






























































